Analyse mensuelle
Le mois de juin a été marqué par une acceptation croissante d’un environnement macroéconomique de taux durablement plus élevés, les données économiques résilientes, l’inflation persistante et la prudence des banques centrales ayant renforcé les anticipations d’un maintien prolongé de politiques monétaires restrictives. Malgré cette évolution, les marchés obligataires ont fait preuve d’une résilience remarquable. La baisse de la volatilité des taux, la solidité de la demande technique et l’appétit persistant des investisseurs pour le portage ont soutenu les segments de spread, malgré des volumes d’émission record sur plusieurs marchés.
Les marchés des taux ont reflété ce contexte de croissance soutenue et de prudence des banques centrales. Les rendements des bons du Trésor américain ont légèrement progressé, le 10 ans terminant le mois à 4,47 %, tandis que les échéances courtes ont augmenté de manière plus marquée, les marchés continuant d’anticiper une politique de taux plus élevés pendant plus longtemps. Ailleurs, les rendements ont globalement baissé en Europe et sur les autres marchés développés, reflétant une dynamique de croissance plus faible hors des États-Unis. Les anticipations d’inflation implicites dans les cours de marché se sont modérément détendues au cours du mois, les points morts d’inflation à 10 ans américains reculant, même si l’inflation restait le thème macroéconomique dominant. Le dollar s’est apprécié, gagnant environ 2,3 % par rapport à un large panier de devises.
Les marchés du crédit ont fait preuve d’une résilience remarquable malgré des valorisations historiquement tendues. Les spreads de la catégorie Investment Grade se sont légèrement élargis de 2 points de base (pdb) pour atteindre 74 pdb aux États-Unis, tandis qu’ils se sont élargis de 1 pdb à 80 pdb en zone euro, reflétant un sentiment de risque stable plutôt qu’en détérioration malgré des émissions record. La demande de rendement global est restée exceptionnellement soutenue, permettant aux marchés américain et européen d’absorber des volumes élevés d’émissions primaires avec des concessions limitées. Un thème marquant du mois a été la poursuite de l’accélération des financements liés à l’IA, en particulier parmi les grands émetteurs technologiques, renforçant l’idée que les dépenses d’infrastructure resteront un moteur important des émissions d’entreprise. Le segment High Yield est également resté bien soutenu, les spreads ne s’étant que légèrement creusés malgré un volume d’émissions élevé et la persistance des incertitudes géopolitiques.
Les prêts à effet de levier ont continué de faire preuve de fondamentaux résilients, soutenus par des résultats solides et une demande saine de la part des CLO. Si le secteur des logiciels est resté l’un des moins performants depuis le début de l’année, la progression des bénéfices et l’amélioration des facteurs techniques ont créé des opportunités ponctuelles auprès d’émetteurs de meilleure qualité dont les activités sont essentielles. La demande des investisseurs est restée concentrée sur les émetteurs offrant des flux de trésorerie résilients et des maturités plus courtes, tandis que les secteurs plus sensibles au cycle économique, comme le logement et l’emballage, ont continué de sous-performer.
Les marchés titrisés ont continué de bénéficier de facteurs techniques solides malgré un volume d’émissions élevé. Les spreads des MBS (titres adossés à des créances hypothécaires) émis par les agences sont restés globalement stables au cours du mois, tandis que la forte demande des banques et des agences publiques (GSE) a continué à compenser la réduction du bilan de la Réserve fédérale américaine (la Fed). Le crédit résidentiel est resté l’un des segments les plus performants du crédit structuré, soutenu par des fondamentaux du marché du logement stables, une qualité du collatéral en amélioration et une demande des investisseurs exceptionnellement forte, malgré un volume d’émissions nettement supérieur à celui de l’an dernier.
Les marchés émergents ont affiché une évolution contrastée, mais globalement stable. Le protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran a permis de réduire certaines incertitudes géopolitiques, tandis que les flux pétroliers se sont progressivement normalisés, même si le trafic maritime est resté inférieur aux moyennes historiques. Les évolutions propres à chaque pays — notamment l’amélioration des perspectives politiques en Colombie et les réformes menées en Inde — ont continué à alimenter la dispersion au sein de cette classe d’actifs, tandis que les spreads des marchés émergents dans leur ensemble sont restés globalement stables.
Les marchés des obligations municipales ont continué à bénéficier de facteurs techniques exceptionnellement favorables. Les souscriptions continues dans les fonds, combinées à une forte demande de réinvestissement pendant l’été, ont plus que compensé un niveau record d’émissions, soutenant les performances malgré des valorisations historiquement serrées et réduisant l’offre nette au plus fort de la période de réinvestissement.
Dans l’ensemble, le mois de juin a confirmé la résilience des marchés obligataires, malgré une inflation persistante, des anticipations de taux plus élevés plus longtemps et une incertitude géopolitique persistante. La demande technique a continué de soutenir les secteurs à spread, même si les valorisations historiquement serrées et la dispersion croissante laissent penser que le portage et la sélection active de titres restent les principaux moteurs de surperformance.
Remarque : performance en USD. Source : Bloomberg. Données au 30 juin 2026. Les performances des indices sont fournies à titre indicatif uniquement et n’ont pas vocation à illustrer la performance d’un investissement spécifique. La performance passée n’est pas un indicateur fiable des performances futures.Voir la définition des indices ci-après.
Broad Markets Fixed Income – Allocation d’actifs globale et perspectives
Taux et devises des marchés développés
(Longue duration, positionnement neutre sur la courbe, positionnement sélectif sur les devises à fort portage)
Les vues sectorielles ci‑dessus sont ancrées dans un environnement macroéconomique où la différenciation entre les pays devient de plus en plus importante. Le discours de marché a continué de s’éloigner des craintes de récession pour se recentrer sur la résilience de la croissance et de l’inflation. Aux États-Unis, des données sur le marché du travail plus solides qu’attendu, une consommation résiliente et des chiffres d’inflation soutenus ont conduit les investisseurs à revoir leurs anticipations de politique monétaire, les marchés intégrant désormais une trajectoire plus restrictive que celle envisagée en début d’année. Dans les autres marchés développés, une grande partie de cette réévaluation avait déjà eu lieu plus tôt, même si l’inflation et les risques liés à l’énergie continuent d’influencer les anticipations des banques centrales.
Dans cet environnement, nous conservons une exposition longue à la duration sur les marchés développés, avec un positionnement toutefois sélectif, ciblant les régions où la croissance paraît plus exposée au durcissement des conditions financières et où les valorisations offrent un point d’entrée intéressant. Notre exposition porte essentiellement sur les parties courtes des courbes en dehors des États‑Unis, en complément d’une position longue sur les titres du Trésor américain indexés sur l’inflation (TIPS).
L’inflation demeure le principal risque macroéconomique. Même si les anticipations d’inflation à plus long terme se sont modestement repliées, les mesures d’inflation sous-jacente et les pressions sur les prix à la production sont restées soutenues. Nous maintenons donc une certaine exposition aux marchés américains indexés sur l’inflation, où nous continuons de voir de la valeur pour couvrir les portefeuilles contre le risque d’une inflation durablement supérieure aux objectifs des banques centrales.
Les mouvements de courbe se sont généralement stabilisés après la forte réévaluation intervenue en début d’année, et nous conservons une position neutre sur la courbe en tant que telle. Si des déficits budgétaires élevés, les dépenses d’investissement liées à l’IA et l’incertitude entourant les marchés de l’énergie continuent de soutenir des primes de terme plus élevées à moyen terme, les mouvements récents ont réduit l’attrait des stratégies largement directionnelles sur la courbe des taux.
Sur le marché des changes, nous continuons de privilégier de manière sélective les devises émergentes offrant un portage élevé, lorsque les fondamentaux et les valorisations restent favorables. Le positionnement se concentre sur des opportunités différenciées sur les marchés émergents, où les caractéristiques de portage et les facteurs sous-jacents nationaux restent attractifs, le financement des positions longues ayant été partiellement réorienté du dollar vers des devises européennes offrant des rendements et une croissance plus faibles. Plus largement, nous pensons que le marché des changes va rester très sensible à l’évolution des anticipations de politique monétaire, aux prix de l’énergie et aux développements géopolitiques. Les différentiels de croissance et d’inflation devraient continuer à influencer la performance des devises sur les marchés développés et émergents.
Dette des marchés émergents
(Surpondération)
La dette souveraine et d’entreprise des marchés émergents demeure une opportunité attrayante, soutenue par des rendements réels élevés, des facteurs techniques résilients et une amélioration des fondamentaux dans certains pays. Malgré une incertitude géopolitique persistante et un environnement mondial de politique monétaire plus restrictif, les marchés du crédit émergent sont restés globalement résilients, les spreads continuant de se resserrer dans plusieurs régions.
Le portage et le revenu demeurent des moteurs centraux des rendements attendus, même si la sélection pays reste essentielle compte tenu de la forte dispersion entre les régions. La hausse des prix de l’énergie continue de créer une divergence entre les pays exportateurs de matières premières et les pays importateurs, tandis que les évolutions politiques locales demeurent une source importante d’opportunités et de risques idiosyncratiques. L’évolution récente de certains marchés, comme la Colombie, la Hongrie, l’Indonésie ou les Philippines, a confirmé l’hétérogénéité de l’univers d’investissement.
Les valorisations restent attractives sur certains marchés en devise locale comme en devise forte, et de nombreuses devises émergentes continuent d’offrir un portage attrayant par rapport aux marchés développés. Si des conditions financières mondiales plus restrictives et une inflation persistante demeurent des risques importants, nous continuons de privilégier les pays dotés de cadres monétaires crédibles, de fondamentaux en amélioration et de différentiels de rendements réels attractifs. Dans un environnement où la croissance mondiale reste positive et où les risques de défaut demeurent contenus, nous estimons que cette classe d’actifs continue d’offrir un potentiel de rendement ajusté du risque attractif.
Crédit d’entreprise
(Sous-pondération de l’IG, surpondération modeste du HY)
Nous continuons à sous-pondérer les obligations d’entreprises Investment Grade (IG) en raison de valorisations tendues et d’un potentiel limité de resserrement généralisé des spreads. Les marchés du crédit sont restés résilients, soutenus par une forte demande de rendement global, des fondamentaux d’entreprise en bonne santé et des facteurs techniques exceptionnels. Les marchés IG américains et européens ont absorbé des volumes d’émission élevés avec peu de perturbations, les fortes entrées de capitaux et la demande des investisseurs ayant compensé l’offre élevée. Cependant, aux niveaux actuels de spread, le portage est le principal moteur des rendements attendus et même un léger élargissement des spreads pourrait éroder le potentiel de surperformance.
Les fondamentaux demeurent solides, avec des bilans en bonne santé, un faible risque de dégradation et, de manière générale, des résultats résilients. Cela dit, le marché évolue vers une phase de fin de cycle, marquée par une intensification des opérations de M&A, des dépenses d’investissement liées à l’IA et aux infrastructures, et une hausse des retours aux actionnaires. L’accélération des financements liés à l’IA s’est poursuivie, en particulier parmi les grands émetteurs technologiques et hyperscalers, renforçant l’idée que les dépenses d’infrastructure resteront un moteur important des émissions d’entreprise.
Sur le plan régional, nous continuons de privilégier l’Europe par rapport aux États-Unis, soutenue par une dynamique d’offre plus équilibrée et une demande plus forte pour un portage de qualité. Sur le plan sectoriel, nous continuons à privilégier le secteur financier, en particulier les banques, compte tenu de leur solide assise financière, de leur bonne liquidité et de la résilience de leurs résultats. Nous restons plus prudents vis-à-vis des entreprises non financières notées « A », pour lesquelles le risque lié aux fusions-acquisitions, les opérations favorables aux actionnaires et les besoins en investissements pourraient exercer une pression accrue sur leur bilan.
Nous continuons à surpondérer légèrement certains émetteurs High Yield, tant aux États‑Unis qu’en Europe. Le High Yield a bien performé, soutenu par une croissance résiliente, des marchés du travail solides, la poursuite du soutien budgétaire et une demande robuste de revenu. Même si les spreads restent historiquement serrés et que les émissions se sont accélérées, les fondamentaux demeurent porteurs, avec une amélioration de la qualité de crédit moyenne, un levier maîtrisé et des anticipations de défaut contenues.
Nous continuons de penser qu’un scénario de destruction significative de la demande ne constitue pas notre scénario central. Une croissance économique faible mais positive, soutenue par les dépenses budgétaires, les investissements dans le secteur de l’énergie et la poursuite des dépenses d’investissement dans l’IA et les infrastructures, laisse toujours augurer un environnement globalement favorable en termes de défauts. Cependant, une grande partie des bonnes nouvelles étant déjà intégrée dans les valorisations, la sélectivité devient de plus en plus importante.
Les écarts importants entre secteurs et émetteurs continuent d’offrir des opportunités pour une gestion active du positionnement. Nous privilégions les entreprises qui présentent des flux de trésorerie stables, un fort pouvoir de fixation des prix, un risque de refinancement réduit et une exposition moindre aux pressions conjoncturelles sur la demande. Si les spreads High Yield laissent peu de marge d’erreur, le rendement par unité de risque de duration de spread reste attractif pour les investisseurs, en particulier par rapport au crédit Investment Grade.
Prêts à effet de levier (leveraged loans)
(Neutre)
Nous avons adopté une position plus neutre sur les prêts à effet de levier, car l’augmentation de la dispersion et l’élargissement des spreads ont amélioré les valorisations sur certains segments du marché. La classe d’actifs reste caractérisée par des facteurs techniques sélectifs et une différenciation significative au niveau des émetteurs, mais les valorisations sont devenues plus attractives, en particulier par rapport aux entreprises High Yield. La demande des CLO reste une source de soutien importante, tandis que les investisseurs privilégient toujours les émetteurs de très bonne qualité et les secteurs les plus résilients.
La prudence reste de mise sur les émetteurs des secteurs des logiciels et de la technologie en raison des incertitudes persistantes concernant le potentiel de rupture de l’IA. Toutefois, la correction généralisée subie par certains segments a également fait émerger des opportunités individuelles, notamment sur des titres dont les prix de marché se sont déconnectés des fondamentaux sous‑jacents. Dans plusieurs cas, les investisseurs ont réduit de manière indiscriminée leur exposition, créant ainsi des points d’entrée attractifs sur des entreprises de meilleure qualité, jugées essentielles à l’activité, disposant de flux de trésorerie durables, d’avantages liés à des données propriétaires et de coûts de changement élevés.
Plus largement, les secteurs les plus sensibles au cycle économique continuent de subir la pression de coûts de financement élevés, d’incertitudes sur l’inflation et de la hausse des coûts des intrants, même si les fondamentaux des entreprises demeurent globalement relativement stables. Les émissions de CLO et la demande d’exposition aux taux variables restent favorables, contribuant à compenser des flux retail plus mitigés. Même si la sélectivité reste un élément clé, les niveaux de valorisation offrent une compensation de plus en plus adéquate au regard du risque de refinancement et des incertitudes macroéconomiques sur les segments de meilleure qualité.
Produits titrisés
(Surpondération)
Nous restons convaincus du potentiel des titres adossés à des créances hypothécaires (MBS) d’agences et des titres adossés à des créances hypothécaires résidentielles (RMBS) non émis par des agences et les surpondérons. Les MBS d’agences ont connu des épisodes de volatilité à mesure que les marchés de taux s’ajustaient à l’évolution des anticipations d’inflation et de politique monétaire, mais les spreads ont effacé une grande partie de leur élargissement, la demande étant restée soutenue et les taux hypothécaires s’étant repliés par rapport à leurs récents points hauts. Les valorisations relatives continuent d’apparaître attractives dans les pools de coupons actuels, tant par rapport aux niveaux historiques qu’aux autres segments core de l’obligataire. Dans un contexte de taux plus élevés pour plus longtemps, les risques liés aux remboursements anticipés devraient rester limités, ce qui favorisera une hausse des rendements par rapport aux bons du Trésor.
Les facteurs techniques restent porteurs. La demande de collatéral de grande qualité continue à bénéficier de rendements globaux attractifs, d’une forte demande de la part des gérants d’actifs et d’une participation croissante des banques et des agences publiques (GSE), dans un contexte de dissipation des contraintes de bilan et d’amélioration de la valeur relative. La réduction progressive et mesurée du bilan de la Fed continue de limiter la pression sur l’offre nette, tandis que la demande des banques et d’autres acheteurs a contribué à compenser l’offre générée par cette réduction.
Les RMBS non émis par des agences offrent toujours l’un des gisements d’opportunités les plus attractifs sur le segment du crédit structuré. La stabilité des prix des logements, la faiblesse des ratios prêt/valeur (LTV), l’amélioration des performances des collatéraux et le risque limité de refinancement continuent à soutenir les fondamentaux. La croissance soutenue des émissions a été absorbée par une demande robuste des investisseurs, en particulier sur les segments du crédit résidentiel dont les derniers millésimes affichent toujours des profils de performance favorables.
Enfin, nous restons positifs sur les obligations sécurisées danoises, dont les caractéristiques défensives, la solidité du cadre juridique et des rendements attractifs après couverture en USD continuent de soutenir la valeur relative.
Les CMBS (titres adossés à des créances hypothécaires commerciales) constituent toujours un secteur attractif du crédit structuré, même si la sélectivité reste déterminante. Les fondamentaux restent solides dans les segments de qualité supérieure et la forte demande technique a continué de soutenir le secteur malgré un contexte de hausse des taux. Nous continuons à privilégier les investissements dans les secteurs de l’hôtellerie, de la logistique, du stockage et des complexes immobiliers résidentiels de grande qualité, dont les performances opérationnelles et la qualité des garanties restent relativement solides.
Les émissions sur les marchés titrisés, y compris les CMBS, sont restées soutenues grâce au marché des titres « single asset single borrower » (SASB), mais de nombreuses opérations ont été bien accueillies et ont fait l’objet d’une forte sursouscription, ce qui confirme la vigueur de la demande des investisseurs. Alors que l’amélioration du sentiment a créé des opportunités, la dispersion entre types d’actifs, localisations et structures de capital demeure élevée. Nous continuons de privilégier les opérations et les structures de meilleure qualité, dans lesquelles la performance des collatéraux, le sponsoring des emprunteurs et la visibilité des flux de trésorerie offrent une meilleure protection contre les risques de baisse.
Les ABS (titres adossés à des actifs) restent portés par une demande solide, un rendement de portage attractif et le profil de duration généralement plus court du segment. Les émissions ont été soutenues, mais la demande de collatéral titrisé de grande qualité est restée solide, ce qui a permis de maintenir les spreads bien contenus malgré un volume d’offre élevé. Nous continuons à considérer le secteur comme une source utile de diversification et de revenu dans un environnement où le portage devrait être un moteur dominant des rendements.
Nous continuons à identifier des opportunités dans certains ABS non liés à la consommation, où les fondamentaux restent stables et les valorisations attractives. Nous restons plus prudents sur les segments où l’offre anticipée, les ruptures technologiques ou l’incertitude quant à la dynamique économique de long terme ne sont pas correctement prises en compte dans les spreads.
Nous restons également positifs sur les obligations sécurisées danoises, dont les caractéristiques défensives, la solidité du cadre juridique et des rendements attractifs après couverture en USD continuent de soutenir la valeur relative.