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Insight ESG
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novembre 30, 2019
Le plastique à usage unique dans le secteur de la consommation de base
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Le plastique à usage unique dans le secteur de la consommation de base

Le plastique à usage unique dans le secteur de la consommation de base

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novembre 30, 2019

 
 

L’approche Environnementale, Sociale et de Gouvernance (ESG) de notre équipe se concentre principalement sur les problèmes significatifs qui pourraient menacer ou améliorer les fondamentaux des entreprises et/ou le caractère durable des rendements du capital. Le thème de la pollution par le plastique figurant désormais parmi les premières préoccupations sociétales, comment les entreprises de biens de grande consommation (BGC) luttent-elles contre le problème des déchets plastiques dans l’ensemble de la chaîne de valeur ? Quel est l'impact potentiel sur leurs coûts d'exploitation et leurs profits ? Comment les entreprises se préparent-elles à un durcissement de la réglementation ? Quelles sont les sociétés qui considèrent cette question comme une opportunité pour se démarquer ? Nous avons examiné ce que font certaines des plus grandes sociétés de biens de consommation pour traiter le problème, et avons engagé un dialogue avec les entreprises du secteur de la consommation de base présentes au sein de nos portefeuilles pour en savoir plus.

 
 

Pour les sociétés du secteur de la consommation de base, la pollution par le plastique représente l’un des enjeux environnementaux les plus importants. Nous avons examiné les entreprises présentes dans nos portefeuilles afin d’examiner les conséquences potentielles sur leurs profits, leur croissance et leur valeur de marque. Même si nous ne pensons pas que la question représente actuellement un risque important pour les sociétés de BGC qui sont les plus grands utilisateurs de plastique à usage unique, cela pourrait le devenir. Nous estimons également que la gestion de la consommation de plastique permet non seulement aux entreprises de faire un geste pour l’environnement, mais également de se démarquer.

En avril 2019, Morgan Stanley a lancé sa résolution sur les déchets plastiques, s’engageant à faciliter la prévention, la réduction et l’élimination de 50 millions de tonnes de déchets plastiques dans les fleuves, les océans, le sol et les décharges à l’horizon 2030. https://www.morganstanley.com/ Themes/ plastic-pollution-resolution

Le problème : les infrastructures de traitement des déchets plastiques sont actuellement insuffisantes

Le monde est submergé de déchets plastiques. L’utilisation d’emballage en plastique a augmenté de façon exponentielle au cours des 50 dernières années. Si les tendances actuelles perdurent, il y aura plus de plastique que de poissons dans l’océan d’ici 2050.1 Environ la moitié du plastique total est utilisée pour les emballages des biens de consommation (Graphique 1), et la plupart de ce plastique n’est utilisé qu’une seule fois.2 Actuellement, pour des raisons économiques et techniques, très peu de ce plastique est recyclé.

À l’échelle mondiale, seuls environ 10 % des déchets plastiques3 sont effectivement recyclés. Du fait de frais élevés liés à la collecte et au tri, les technologies actuelles de recyclage sont coûteuses par rapport aux prix du plastique vierge. En l’absence de nouvelle réglementation ou d’autres incitations économiques, ces technologies ont peu de chance d’attirer suffisamment d’investissements pour augmenter les capacités de recyclage. Le problème est aggravé par la contamination des emballages plastiques usagés et par la prolifération de différents types de plastiques (P.E.T., H.D.P.E., L.D.P.E., P.P., P.S., etc.),4 conduisant à ce qu’un tiers des matières collectées ne puissent être recyclées (Graphique 2). En outre, les consommateurs ne jettent pas tous leurs plastiques dans les bons bacs, ce qui réduit les taux de collecte, les différents types de plastiques ayant différents niveaux de recyclage. Les bouteilles en plastique P.E.T. sont les plus simples à recycler, ce qui est une bonne nouvelle pour les fabricants de boissons. De nombreux autres plastiques ne sont pas économiquement recyclables avec les technologies actuelles. Il s’agit notamment des doses uniques de shampooing et d’autres liquides, formats répandus dans les marchés émergents.

 
 
 
GRAPHIQUE 1 : Production totale de plastique
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Comment le plastique est utilisé
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Source : « Production, utilisation et devenir de tous les plastiques jamais fabriqués » par Geyer, Jambeck & Law. Juillet 2017

 
 

À l’échelle mondiale, seuls environ 10 % des déchets plastiques sont effectivement recyclés.

 
 
 
GRAPHIQUE 2 : Jusqu’à 86 % des emballages plastiques utilisés sont éliminés ou jetés
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Source : Forum Économique Mondial via le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, 2015.

 
 

Malheureusement, dans la plupart des cas, les gouvernements n’ont pas mis en place les infrastructures de recyclage suffisantes, notamment dans les marchés développés. Dans de nombreux pays, il n’existe souvent aucune infrastructure de collecte des déchets, sans parler des infrastructures de recyclage. Le plastique présent dans les océans représente environ 5 % des déchets plastiques mondiaux ; et dix fleuves, deux en Afrique et huit en Asie, charrient 90 % du plastique se déversant dans nos océans. En théorie, la meilleure solution pour lutter contre le plastique dans les océans serait que tous les gouvernements investissent dans l’amélioration de leurs infrastructures basiques de collecte des déchets afin de faire converger ces dernières vers la norme adoptée par les leaders du marché. Mais malheureusement, il est peu probable que cela se produise dans un avenir prévisible.

Des solutions qui font le choix de l’économie circulaire

Le verre, le métal et le papier présentent des taux de recyclage bien plus élevés que le plastique, et même si un regain d’utilisation de ces matériaux peut se produire de façon marginale, nous ne pouvons pas abandonner complètement le plastique. Le plastique présente le meilleur rapport poids-résistance et les meilleures qualités de conservation des aliments. Le verre est très lourd, entraînant une augmentation des émissions par son transport, et tant le verre vierge que l’aluminium nécessitent beaucoup plus d’énergie à produire que le plastique. Le papier n’a pas les propriétés de protection permettant de conserver longtemps des aliments frais. Le monde gaspille déjà un tiers de son alimentation, et sans le plastique nous en gaspillerions encore plus.

Comme nous ne pouvons pas éliminer le plastique, la principale opportunité est de le rendre « circulaire » - afin de le réutiliser et de le recycler bien davantage. L’ensemble de la chaîne d’approvisionnement et de valeur doit changer, en impliquant non seulement les entreprises, mais aussi les gouvernements et les consommateurs. Il n’existe pas une solution unique. Diverses options doivent être mises en oeuvre simultanément ne serait-ce que pour freiner la croissance de la pollution plastique. La règlementation jouera un rôle important, mais d’abord nous présentons certaines solutions technologiques et pratiques en les classant par ordre d’ impact potentiel, du moins dans un avenir prévisible.

 

LE CONCEPT D’ÉCONOMIE CIRCULAIRE

« L’économie linéaire doit changer. Nous devons transformer tous les éléments du système consistant à prendre-fabriquerjeter ; la façon dont nous gérons les ressources, la façon dont nous fabriquons et utilisons des produits, et ce que nous faisons des matières utilisées par la suite. Alors seulement pourrons-nous créer une économie prospère qui pourra bénéficier à chacun dans les limites de notre planète. »

– The Ellen MacArthur Foundation

 
 

Comme nous ne pouvons pas éliminer le plastique, la principale opportunité est de le rendre « circulaire » - afin de le réutiliser et de le recycler bien davantage.

 
 

I. LES ENTREPRISES DE BIENS DE GRANDE CONSOMMATION PEUVENT INTÈGRER DAVANTAGE DE MATÉRIAUX RECYCLÉS DANS LEURS EMBALLAGES

La plupart des groupes de BGC se sont engagés à accroître le recours au plastique recyclé qui devra représenter 25 à 50 % de l’ensemble de leurs besoins en matière plastique d’ici 2025-2030. Les signataires de l’Engagement Mondial de la Fondation Ellen MacArthur, l’une des plus grandes initiatives sur la question du plastique, représentent environ 20 % des volumes d’emballage plastique à l’échelle mondiale. Leurs engagements actuels s’élèvent à 5 millions de tonnes de demande supplémentaire pour le plastique recyclé, ce qui est supérieur à la taille actuelle de ce marché (estimée à environ 3,5 millions de tonnes par an). Si ces objectifs sont atteints, cela devrait encourager l’investissement dans les infrastructures de collecte et de recyclage. Toutefois, ces chiffres apparaissent bien faibles en comparaison du volume total des emballages plastiques utilisés dans le monde : environ 140 millions de tonnes par an. Par exemple, Coca-Cola, du fait de son système d’embouteillement, est le plus important utilisateur d’emballages plastiques parmi les sociétés de BGC, mais ne représente que 2 % du total mondial. Même si nous pourrions nous adresser aux seules grandes entreprises pour enclencher la dynamique, les petits fabriquants auront aussi à se joindre à cette initiative pour que l’impact sur la quantité totale de déchets plastiques s’échappant dans l’environnement soit significatif.

II. AMÉLIORER LA CONCEPTION DES EMBALLAGES : EN UTILISANT MOINS DE TYPES DE PLASTIQUE, EN RÉDUISANT LE POIDS ET EN AUGMENTANT LA RECYCLABILITÉ

Dans le cadre de l’Engagement Mondial, la plupart des sociétés signataires fabriquant des BGC se sont également engagées à ce que 100 % de leurs emballages soient recyclables, réutilisables et compostables d’ici 2025. Actuellement, environ 70 à 80 % des emballages des grandes sociétés mondiales de consommation de base sont déjà recyclables, cet objectif de 100 % est donc atteignable. L’une des façons d’atteindre cet objectif est de remplacer les plastiques les plus difficiles à recycler comme le polystyrène et le polypropylène par des matières largement recyclables comme le P.E.T. par exemple. Les bouteilles en plastique de Coca-Cola sont déjà recyclables à 100 % et Reckitt Benckiser a été la première société à concevoir des têtes de flacon pulvérisateur entièrement recyclables.

En outre, de nombreuses entreprises travaillent déjà dans le but de réduire progressivement le poids de leurs emballages par unité de produit, et nous pensons que ces efforts vont se poursuivre. L’Oréal a déjà fait de grands progrès, et propose désormais les flacons les plus légers du marché. De son côté, depuis 2010, Unilever a réduit de 13 % le poids de ses emballages par utilisation de consommateur.

La plupart des sociétés signataires fabriquant des BGC se sont engagées à ce que 100 % de leurs emballages soient recyclables, réutilisables et compostables d’ici 2025.

Il existe des idées plus radicales pour repenser les produits de tous les jours : par exemple revenir à du savon et du shampoing en barre et à des détergents en poudre, formats qui nécessitent moins d’emballages en plastique (voire aucun) et qui sont plus légers. Mais il n’est pas certain que ces formats soient adoptés en masse. Le bénéfice net pour l’environnement des produits en poudre par rapport aux formats liquides est en outre discutable.

III. EMBALLAGES RECHARGEABLES / RETOURNABLES

Plusieurs pays et sociétés ont mis au point des systèmes efficaces de retour ou de réutilisations des contenants pour boissons. Par exemple, l’Allemagne avait mis en place un système de consignation des bouteilles pendant un certain nombre d’années, et Coca-Cola propose des bouteilles réutilisables dans certains marchés d’Amérique latine. Ces solutions couvrent un faible pourcentage du volume total d’emballages pour boissons, mais devraient se développer à l’avenir. Même si la construction et l’exploitation d’infrastructures d’emballages réutilisables (telles que des systèmes de retour), peuvent être coûteux, cela permettrait aux entreprises d’économiser sur le coût des contenants, car ces derniers pourront être réutilisés plusieurs fois au lieu d’une seule fois. Ces systèmes sont souvent utilisés conjointement avec des dispositifs de consignation qui sont évoqués ci-dessous.

Les fabricants de boissons ne sont pas les seuls à tester les emballages rechargeables. Le projet pilote d’envergure le plus récent est la TerraCycle’Loop, initiative lancée en partenariat avec plusieurs fabricants de BGC. Les consommateurs commandent en ligne les versions rechargeables de produits provenant de diverses marques, et au moment de la livraison, ils rendent l’emballage vide correspondant à la commande précédente au livreur, leur permettant de récupérer le dépôt qu’ils ont payé.

Une autre option est d’installer des réservoirs de rechargement dans les magasins, bien que nous pensions qu’une telle option prendra du temps à se développer, car l’adoption par les consommateurs et les distributeurs risque d’être lente. Les distributeurs auront à allouer plus d’espaces et de ressources à de tels dispositifs et les consommateurs pourraient le percevoir comme un inconvénient. Les emballages pourraient également devoir être standardisés, ce qui pourrait réduire la différenciation des marques. En outre, de nombreux types d’emballages en plastique souple ne sont pas réutilisables par définition.

Les nouvelles technologies de recyclage chimique promettent en principe une amélioration radicale en matière d’efficacité.

IV. RECYCLAGE CHIMIQUE

Les technologies actuelles de recyclage sont essentiellement mécaniques : les déchets collectés sont séparés par type de plastique, nettoyés, hachés et fondus sous forme de granulés, qui sont ensuite réutilisés pour fabriquer de nouveaux emballages. Quelques améliorations complémentaires dans les coûteux tris et nettoyages, ainsi que dans la lutte contre la contamination et les pertes de traitement, sont cependant possibles. Par exemple, plusieurs entreprises ont récemment annoncé qu’elles avaient trouvé un moyen de détecter et de trier les bouteilles en plastique noir qui auparavant ne pouvaient pas être récupérées par les scanners infra-rouge dans les installations de triage.

Les nouvelles technologies de recyclage chimique promettent en principe une amélioration radicale en matière d’efficacité. Elles utilisent soit une réaction chimique pour extraire des matières vierges à partir de déchets plastiques contaminés non triés, soit des températures élevées (pyrolyse) pour transformer le plastique en matières d’origine (pétrole et gaz) dans le cadre d’une boucle perpétuelle. Plusieurs entreprises cherchent à commercialiser ces technologies, notamment la société Loop Industries qui a signé des accords de lancement pour l’ensemble de la production de son usine pilote avec plusieurs grandes sociétés de BGC, notamment Procter & Gamble, Reckitt Benckiser, Nestlé et Clorox. Un autre exemple est la société Ioniqa qui a signé un partenariat avec Unilever et Coca-Cola. Même si l’investissement dans ces technologies est prometteur, un recyclage chimique efficace à grande échelle risque de prendre un certain temps. 

V. BIOPLASTIQUES ET AUTRES NOUVEAUX MATÉRIAUX

Nous pensons que les bioplastiques (comprenant à la fois les plastiques biodégradable et d’origine végétale), bien qu’innovants, ne devraient pas se généraliser à court terme. Ils représentent aujourd’hui moins de 1 % du marché, car leurs coûts sont plus élevés et leur utilisation souffre de limites techniques. Les plastiques biodégradables nécessitent une collecte séparée afin de ne pas contaminer le flux de recyclage, ce qui impose des investissements en infrastructures supplémentaires. Les bioplastiques actuellement disponibles doivent être envoyés vers une installation de compostage industrielle puisqu’ils ne peuvent pas se dégrader naturellement dans l’océan ou le sol.

Il existe un débat autour des plastiques véritablement biodégradables (et d’autres solutions telles que les matières à base d’algues ou de chanvre), mais il s’agit d’idées très récentes, et même s’ils devaient s’avérer techniquement et économiquement viables, leur adoption à grande échelle prendrait beaucoup de temps. Un autre inconvénient évident des bioplastiques réside dans le fait que la matière est perdue dans le processus (à moins d’être convertie en biogaz), alors que le plastique recyclé a une valeur commerciale.

 
 

Des réglementations plus strictes à l’égard du plastique se développent, en particulier en Europe.

 
 

Une règlementation plus sévère se met en place

Nous pensons que la règlementation va jouer un rôle crucial dans l’incitation économique en faveur d’un plastique circulaire. Elle permettra de généraliser de nouvelles solutions technologiques et d’encourager d’autres changements dans le comportement des consommateurs et des entreprises. Des réglementations plus strictes à l’égard du plastique se développent, en particulier en Europe.

Les réglementations peuvent être classées en trois grandes catégories :

I. RÉGLEMENTATIONS ENCOURAGEANT UNE PLUS GRANDE UTILISATION DE MATÉRIAUX RECYCLÉS.

Parmi les exemples, on peut citer les taxes sur le plastique vierge (le Royaume- Uni en a annoncé une pour 2022) et des niveaux minimaux obligatoires de contenus recyclés. S’agissant de ces dernières normes, l’Union européenne (UE) s’est récemment fixé l’objectif d’intégrer 25 % de plastique recyclé dans les bouteilles en P.E.T. à partir de 2025, et 30 % dans toutes les bouteilles en plastique à partir de 2030. 

 
 
 
GRAPHIQUE 3 : Signataires de l’Engagement Mondial pour une Nouvelle Économie du Plastique : sociétés du secteur de la consommation de base disposant de plus de 10 milliards de dollars de revenus annuels
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II. RÉGLEMENTATIONS FAVORISANT DE MEILLEURS TAUX DE COLLECTE DES EMBALLAGES USAGÉS

Le deuxième type de réglementations concerne l’introduction ou l’augmentation de frais liés à la « Responsabilité Élargie du Producteur » (REP), qui exige que les fabricants prennent davantage en charge le coût net induit par le traitement de l’ensemble de leurs déchets d’emballages ainsi que les systèmes de consigne pour les bouteilles. Ces mesures améliorent l’équilibre économique relatif du recyclage et encouragent une meilleure collecte.

L’Allemagne a adopté le régime de REP le plus strict : les fabricants doivent assumer 100 % des coûts de gestion des emballages usagés. Cela peut servir de modèle aux autres pays.

 
 

Les sacs en plastique sont officiellement interdits dans 25 pays africains et ont été interdits et taxés dans de nombreux pays de l’UE.

 
 

Des systèmes de consigne existent déjà dans plusieurs pays, et le Royaume-Uni est entré dans une phase de consultation dans le but d’en mettre un en place. L’UE a fixé un objectif de collecte de 90 % pour les bouteilles en plastique d’ici 2029, et les systèmes de consigne sont considérés comme le principal outil pour augmenter les taux de collecte. La Norvège jouit déjà d’un taux de collecte des bouteilles en P.E.T. de 95 % grâce à son programme dont bénéficie la société Tomra, le leader mondial des « récupératrices automatisées » permettant aux consommateurs de rapporter leurs bouteilles.

III. INTERDICTION PURE ET SIMPLE DE CERTAINS TYPES DE PLASTIQUE

Les interdictions de plastique se multiplient également. Par exemple, les sacs en plastique dans les commerces ont déjà été interdits ou taxés dans de nombreux pays de l’UE et sont officiellement interdits dans 25 pays africains. Cependant, il est important de faire la différence entre le plastique que l’on peut facilement interdire et celui pour lequel cela est plus compliqué. Les interdictions ont jusque-ici porté sur le type de plastique pour lequel des alternatives plus durables existaient déjà : sacs, couverts, assiettes, pailles. Ces interdictions n’ont pas d’incidence directe sur les fabricants de produits de grande consommation. L’interdiction pure et simple des emballages plastiques d’aliments, de boissons ainsi que de produits de soins et ménagers est beaucoup moins probable du fait de l’absence de solutions de remplacement adaptées et pour des raisons de sécurité.

 
 

La plupart des entreprises du secteur de la consommation de base avec lesquelles nous avons engagé un dialogue ont commencé à prendre le sujet au sérieux.

 
 

Engager un dialogue avec les sociétés de BGC présentes dans nos portefeuilles : impact attendu du passage au plastique circulaire sur leurs stratégies et leurs finances

Il est clair que la plupart des entreprises du secteur de la consommation de base avec lesquelles nous avons entamé un dialogue ont commencé à prendre le sujet au sérieux. Beaucoup d’entre elles ont adopté des objectifs beaucoup plus ambitieux sur l’utilisation de contenu recyclé et en matière de recyclabilité. Elles ont ainsi pris une certaine avance sur de nombreuses entreprises plus petites. Cela devrait les aider à se conformer aux prochaines réglementations et à atténuer tout risque de réputation alors que les consommateurs sont de plus en conscients des problèmes posés par le plastique.

IMPACT SUR LES FINANCES

Nous pensons que l’impact sur les coûts d’exploitation des sociétés du secteur de la consommation de base sera limité dans un avenir prévisible. Même si les entreprises ne divulguent généralement pas les montants qu’elles dépensent actuellement en emballages plastiques, et que leur exposition au plastique varie dans le temps, il est possible de poser des hypothèses sur l’ampleur des changements potentiels.

Il est probable que le coût du plastique recyclé progresse à moyen terme car la demande accrue des fabricants de BGC dépassera l’offre, mais à long terme, une capacité de production suffisante devrait se mettre en place et faire baisser les prix. Même en supposant que le plastique recyclé se vende pour toujours avec une prime de 50 % par rapport au plastique vierge (ce qui est sensiblement plus que les moyennes historiques), l’impact théorique sur une entreprise typique de BGC visant une proportion de 50 % d’emballages recyclés serait selon nos estimations limité à environ 1 % de son chiffre d’affaires.

De même, les coûts nets d’un durcissement de la Responsabilité Élargie du Producteur et des systems de consigne ne devraient pas dépasser quelques pourcents des ventes, même s’ils se généralisent à travers le monde.

Il est important de garder à l’esprit que les marques fortes disposent d’un pouvoir de fixation des prix significatif et ont toujours réussi à répercuter une partie importante de l’inflation des coûts des facteurs de production sur leur clientèle. Selon nous, il devrait en être de même pour le plastique. Comme pour l’augmentation de prix de toutes autres matières premières, si la réglementation fait augmenter les coûts, toutes les entreprises d’un même pays seront impactées de la même manière et essaieront vraisemblablement de répercuter cette hausse sur les consommateurs. Compte tenu de la faible élasticité des prix dans le secteur des biens de consommation de base, nous estimons que l’impact de ces augmentations tarifaires sur les volumes sera limité à l’échelle du secteur. 

 
 

Certaines grandes marques utilisent depuis peu le plastique durable comme argument marketing.

 
 

IMPACT SUR LES MARQUES

Une autre question est l’impact du plastique sur la valeur de la marque. Les consommateurs vont-ils tourner le dos aux marques qui selon eux ne s’occupent pas de ce problème ? Bien que cela puisse se produire à long terme, et que les entreprises doivent y répondre de façon proactive, rien ne vient à ce stade corroborer cette idée. Comme pour de nombreux autres enjeux environnementaux et sociétaux, la plupart des consommateurs déclarent dans les sondages que le plastique est un sujet d’inquiétude. Mais en pratique, cela n’a pas plus d’incidence sur leur choix de marque que la perception qu’ils en ont, les prix ou les fonctionnalités offertes.

Cela étant dit, nous commençons à voir certaines grandes marques utiliser le plastique durable comme argument marketing. Plusieurs entreprises ont lancé certaines marques dont les emballages sont recyclés à 100 % et communiquent en mettant en avant cette caractéristique. Des initiatives plus modestes, telles que Ocean Plastic ou Social Plastic, retraitent le plastique recueilli par de petits conteneurs de recyclage dans les marchés émergents ou récupéré dans les océans et sur les plages. Il semble raisonnable de penser que de telles initiatives se développeront à l’avenir.

Conclusion

Nous pensons que la meilleure façon de créer de la richesse à long terme pour les actionnaires consiste à détenir des sociétés de grandes qualité capables d’obtenir des rendements durablement élevés du capital d’exploitation. Les risques significatifs d’ordre social et environnemental pesant sur le caractère durable de ces rendements sont plus importants que jamais, et les sociétés de BCG ne peuvent plus se permettre d’ignorer le problème d’ampleur que posent les plastiques. En intégrant activement les facteurs ESG dans notre processus d’investissement et en engageant un dialogue avec les directions d’entreprises, nous nous concentrons sur les véritables risques et opportunités liés à l’épineux problème des plastiques pour les sociétés que nous détenons. Même si les déchets plastiques demeurent un enjeu majeur pour la planète, ils ne constituent pas encore un risque élevé pour les entreprises dans lesquelles nous sommes investis. En effet, pour ces entreprises pionnières dans les solutions face au plastique, cet enjeu représente probablement une opportunité importante de se démarquer de leurs concurrents.

 
Principaux points à retenir

Le plastique figure parmi les grandes priorités des entreprises. La plupart des grandes sociétés de la consommation de base ont considérablement renforcé leurs engagements afin de réduire le volume de plastique vierge, et sont en avance sur le reste du secteur.

Une réglementation plus stricte est en train de se mettre en place qui impose des taxes et des restrictions sur le plastique vierge. Ces contraintes réglementaires, ainsi que l’augmentation de la demande de plastique recyclé, pourraient se traduire par une hausse temporaire du coût total des emballages plastiques dans les prochaines années.

Cependant, le coût net pour les entreprises ne devrait pas être très significatif. Ce coût net devrait représenter selon nos estimations quelques pourcents des ventes. Leur pouvoir de fixer les prix et la faible élasticité des prix des biens de consommation devraient leur permettre de répercuter toute augmentation de coûts sur le consommateur.

Les solutions technologiques seules ne résoudront pas tout ; l’ensemble de la chaîne de valeur doit évoluer et rendre le plastique « circulaire ».

Les consommateurs pourraient au final s’éloigner des marques utilisant du plastique vierge, mais rien ne prouve que cela soit en train de se produire à grande échelle. Si cela arrive, les emballages durables pourraient devenir un puissant outil de différenciation de marque pour les entreprises qui les adoptent en premier.

 
 

1 Ellen MacArthur Foundation, Forum Économique Mondial, avec le soutien analytique de McKinsey & Company, janvier 2016.

2 ibid.

3 Forum économique mondial, 2016.

4 Les différents types de plastique sont les suivants : P.E.T. - Polyéthylène téréphtalate, utilisé par exemple pour les bouteilles d’eau, les conditionnements doseurs et les plateaux à biscuits ; P.E.H.D. - Polyéthylène Haute Densité, par exemple flacons de shampooing et bouteilles de lait ; P.E.B.D. - Polyéthylène Basse Densité, par exemple films d’emballage alimentaire ; P.P. - Polypropylène, par exemple plats pour micro-ondes et bouchons de bouteille ; P.S. - Polystyrène ou Styrofoam, par exemple couverts, assiettes, tasses.

 
 

CONSIDÉRATIONS SUR LES RISQUES

Il ne peut être garanti qu’un portefeuille atteindra son objectif d’investissement. Les portefeuilles sont sujets au risque de marché, c’est-à-dire à la possibilité que la valeur de marché des titres en portefeuille baisse. En conséquence, cette stratégie expose l’investisseur à des pertes potentielles. Nous attirons votre attention sur le fait que cette stratégie peut comporter d’autres types de risques. L’évolution de l’économie mondiale, des dépenses et des préférences de consommation, de la concurrence, de la démographie, des réglementations publiques et des conditions économiques peut pénaliser les sociétés internationales et peut avoir un impact négatif plus prononcé sur la stratégie que si les actifs de la stratégie étaient investis dans un éventail plus large de sociétés. En général, la valeur des actions varie également en fonction des activités spécifiques à une entreprise. Les investissements sur les marchés étrangers s’accompagnent de risques particuliers, notamment les risques de change, politiques, économiques et de marché. Les actions de sociétés à petites capitalisations présentent des risques spécifiques, tels que des gammes de produits, des marchés et des ressources financières limités, et une volatilité supérieure à celles des entreprises à grandes capitalisations plus solidement établies. Les risques associés aux investissements dans les marchés des pays émergents sont plus élevés que sur les marchés développés étrangers. Les portefeuilles peu diversifiés investissent dans un nombre plus restreint d’émetteurs. De ce fait, toute évolution de la situation financière ou de la valeur de marché d’un émetteur donné est susceptible d’entraîner une volatilité accrue. Stratégie de vente d’options. La vente d’options d’achat implique le risque que le Portefeuille soit obligé de vendre le titre ou l’instrument sous-jacent (ou de régler en espèces un montant d’une valeur égale) à un prix défavorable ou inférieur au cours du marché de ce titre ou instrument sous-jacent, au moment où l’option est exercée. En tant que vendeur d’une option d’achat, le Portefeuille renonce, pendant la durée de vie de l’option, à profiter des augmentations de la valeur marchande du titre ou de l’instrument sous-jacent couvrant l’option au-delà de la somme de la prime et du prix d’exercice, mais conserve le risque de perte correspondant à la baisse du cours du titre ou de l’instrument sous-jacent. De plus, la stratégie de vente d’options d’achat pourrait ne pas protéger le portefeuille entièrement contre les baisses de la valeur du marché. La vente d’options non couvertes comporte des risques particuliers qui exposent le Portefeuille à des pertes potentiellement importantes.

 
vladimir.demine
 
Head of ESG Research
 
nic.sochovsky
 
Managing Director
 
 

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Japan : Pour les investisseurs professionnels, ce document est distribué à titre informatif seulement. Pour ceux qui ne sont pas des investisseurs professionnels, ce document est fourni par Morgan Stanley Investment Management (Japan) Co., Ltd. (« MSIMJ ») dans le cadre de conventions de gestion de placements discrétionnaires (« IMA ») et de conventions de conseils en placement (« AAI »). Il ne s’agit pas d’une recommandation ni d’une sollicitation de transactions ou offre d’instruments financiers particuliers. En vertu d’une convention IMA, en ce qui concerne la gestion des actifs d’un client, le client prescrit à l’avance les politiques de gestion de base et charge MSIMJ de prendre toutes les décisions d’investissement en fonction de l’analyse de la valeur des titres et MSIMJ accepte cette mission. Le client doit déléguer à MSIMJ les pouvoirs nécessaires à l’investissement. MSIMJ exerce les pouvoirs délégués en fonction des décisions d’investissement de MSIMJ, et le client s’interdit d’émettre des instructions individuelles. Tous les profits et pertes d’investissement reviennent aux clients ; le principal n’est pas garanti. Les investisseurs doivent étudier attentivement les objectifs d’investissement, la nature des risques et les frais associés à la stratégie avant d’investir. À titre de commission de conseils en investissement pour une gestion conseillée (IAA) ou une discrétionnaire (AMIIMA), le montant des biens assujettis au contrat multiplié par un certain taux (la limite supérieure est de 2,20% par année (taxes comprises)) sera engagé proportionnellement à la durée du contrat. Pour certaines stratégies, des honoraires conditionnels peuvent être compris en plus des frais mentionnés ci-dessus. Des frais indirects peuvent également être supportés, tels que des commissions de courtage pour des titres émis par des personnes morales Étant donné que ces frais et dépenses sont différents selon le contrat et d’autres facteurs, MSIMJ ne peut pas préciser les taux, les limites supérieures, etc. à l’avance. Tous les clients doivent lire attentivement les documents fournis avant la conclusion et l’exécution d’un contrat. Ce document est publié au Japon par MSIMJ, société enregistrée sous le n° 410 (Directeur du Bureau des Finances Locales Kanto (Sociétés d’Instruments Financiers)), membre de la Japan Securities Dealers Association, de l’Investment Trusts Association, Japan, de la Japan Investment Advisers Association, et de la Type II Financial Instruments Firms Association.

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Il n’y a aucune garantie qu’une stratégie d’investissement fonctionnera dans toutes les conditions du marché et il incombe à chaque investisseur d’évaluer sa capacité à investir à long terme, surtout pendant les périodes de détérioration du marché. Avant d’investir, les investisseurs sont invités à lire attentivement le document d’offre relatif à la stratégie ou au produit. Les divers supports d’investissement présentent des différences importantes dans la mise en oeuvre de la stratégie.

Les comptes dédiés gérés séparément peuvent ne pas convenir à tous les investisseurs. Les comptes dédiés gérés conformément à la Stratégie comprennent un certain nombre de titres et ne reproduisent pas nécessairement la performance d’un indice. Les investisseurs doivent étudier attentivement les objectifs d’investissement, les risques et les frais associés à la stratégie avant d’investir.

Ce document constitue une communication générale, qui n’est pas impartiale et a été préparé uniquement à des fins d’information et d’éducation et ne constitue pas une offre ni une recommandation d’achat ni de vente d’un titre en particulier ni d’adoption d’une stratégie de placement particulière. Les informations contenues dans le présent document ne s’appuient pas sur la situation d’un client en particulier. Elles ne constituent pas un conseil d’investissement et ne doivent pas être interprétées comme constituant un conseil en matière fiscale, comptable, juridique ni réglementaire. Avant de prendre une décision d’investissement, les investisseurs doivent solliciter l’avis d’un conseiller juridique et financier indépendant, y compris s’agissant des conséquences fiscales.

Sauf indication contraire, les opinions exprimées dans ce document sont celles de l’équipe de gestion du portefeuille, elles sont fondées sur des faits telles qu’ils existent à la date de préparation et non à une quelconque date ultérieure, et ne seront pas mis à jour ni révisées pour tenir compte d’informations disponibles ou de circonstances, ou de changements survenant après la date de rédaction.

Les prévisions et/ou estimations fournies dans le présent document sont susceptibles de changer et pourraient ne pas se matérialiser. Les informations concernant les rendements attendus et les perspectives de marché sont basées sur la recherche, l’analyse et les opinions des auteurs. Ces conclusions sont de nature spéculative, peuvent ne pas se concrétiser et ne visent pas à prédire le rendement futur d’un produit de Morgan Stanley Investment Management en particulier.

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